Communiqué de la liste PAU (2 juillet 2008)
3 juillet 2008Communiqué relatif à l’élection du Président de l’Université
Nous avons déjà donné, à plusieurs reprises, notre position quant au bilan de l’équipe présidentielle actuelle et à la situation de blocage institutionnel. C’est pourquoi la liste PAU a décidé d’apporter son soutien, ponctuel, à la candidature d’Olivier Christin lors de l’élection du président de l’Université Lyon 2 (CA du 11 juillet 2008).
Ce soutien n’est ni un accord de gouvernement, ni un blanc-seing sur la composition de la future équipe présidentielle. Il s’agit d’un accord ponctuel lié aux conditions présentes et ne constituant en aucun cas un engagement vis-à-vis de la future équipe présidentielle. La liste PAU, qui entend conserver son autonomie d’action et son indépendance, a refusé de prendre part à une future équipe présidentielle.
Pourquoi notre soutien à la candidature d’Olivier Christin ?
Principalement parce que :
- il faut mettre fin à un mode de gestion autoritaire qui a montré ses effets nocifs (en particulier lors du mouvement contre la loi LRU en novembre et décembre 2007),
- il faut saisir l’opportunité de sortir de l’impasse institutionnelle dans laquelle l’équipe actuelle s’est elle-même enfermée. La liste de soutien à Claude Journès (Perspectives) ne s’est engagée, à aucun moment, à modifier quoi que ce soit à la gouvernance actuelle : elle a donné un quitus à l’équipe actuelle pour l’ensemble de ses actions, et a même justifié l’appel aux forces de l’ordre contre les grévistes anti-LRU. Elle a été le meilleur avocat d’un statu quo que beaucoup d’entre nous trouvent indéfendable.
Voici les points, préalables à tout soutien, sur lesquels la liste PAU a trouvé un accord avec la liste RED :
1. Une gestion démocratique et transparente
* Décisions prises dans la transparence et la démocratie et bilan régulier des actions menées auprès de la communauté universitaire. Possibilité pour les délégations qui le souhaitent d’être reçues au CA.
* Concertation et négociation avant toute mise en place d’un dispositif préconisé par le ministère.
* Accès de toutes les organisations syndicales de personnels et d’étudiants, des listes constituées aux élections, aux pages d’accueil du web étudiant, aux pages de l’intranet et aux listes de diffusion. Mise en place d’un forum de discussion des personnels.
* Interdiction de tout usage des caméras pour la surveillance des activités militantes sur les campus. Destruction des bandes et des dossiers illégaux existants. Mise en place d’une commission d’enquête pluraliste sur l’usage qui a été fait des caméras et sur leur utilité réelle pour la sécurité des personnes et du matériel. Cette commission rendra un rapport dans un délai de deux mois après la mise en place de la nouvelle équipe.
* Renforcement de la présence institutionnelle à Bron.
* Refus d’utilisation des personnels de service de sécurité pour des tâches de surveillance et recadrage de leurs missions.
* Mise en place d’une cellule de veille pour défendre les étudiants (ou des enseignants non titulaires) étrangers menacés d’expulsion alors qu’ils sont inscrits à l’Université ou employés par elle.
2. Gestion des personnels
* Concertation pour la désignation du vice-président chargé des personnels.
* Mise en place d’une cellule de veille sociale pour les personnels fragilisés.
* Mise en place d’une instance de médiation pour la gestion des conflits dans les services.
* Gestion des personnels qui respecte les décisions des instances paritaires (CAP, CPE, CTP, CHS etc.)
* Résorption de la précarité et des formes de précarisation par la mise en place d’outils de gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs, des compétences et des qualifications acquises.
* Mise en place d’un service d’action sociale des personnels.
3. Limitation des effets de la loi LRU
* Engagement du président à ne pas utiliser le droit de veto.
* Priorité donnée à l’emploi statutaire (garantie du service public et de son impartialité). Usage exceptionnel, et strictement contrôlé par les instances, des contrats de droit privé.
* L’Université doit garder le contrôle exclusif du financement, du contenu et de l’intitulé de ses formations. Les financements extérieurs ne doivent pas être prétexte au désengagement de l’État et doivent faire l’objet d’une mutualisation au sein de l’Université.
* Pas d’externalisation des services.
Cet accord sur des points précis et importants permettrait à l’Université Lyon2 de sortir d’un système de gestion autoritaire et créerait de meilleures conditions pour poursuivre la lutte contre la LRU.
C’est donc sur les bases de cet accord que les élus de la liste PAU apporteront, lors du CA du 11 juillet 2008, leur soutien à la candidature d’Olivier Christin.
Une vraie fausse démission ?
2 juillet 2008Communiqué relatif à l’annonce de la convocation de l’élection d’un nouveau Président le 11 juillet
Le Président Claude Journès a annoncé le 20 juin ce qui peut être interprété comme une « vraie-fausse démission». Formellement, en effet, il ne démissionne pas. Les apparences par rapport aux intentions annoncées depuis les élections sont sauvées. Claude Journès convoque les membres du conseil d’administration en vue de l’élection d’un nouveau président affirmant, d’un côté, qu’il ne se représentera pas, tout en avançant, d’un autre côté, qu’il se maintiendra en cas de non-élection d’un nouveau président.
Depuis les élections pour le renouvellement des conseils, et au vu des résultats, la liste PAU a affirmé qu’une démission du Président Journès, avec bien entendu la possibilité pour lui de se représenter devant le conseil d’administration, aurait été une solution politiquement claire qui aurait permis de ratifier le mandat du Président devant le nouveau conseil.
La solution choisie est toute autre. A trois occasions, le Président a constaté qu’il ne disposait pas de majorité au Conseil d’administration pour élire la liste des personnalités extérieures. Il affirme avoir eu une démarche concertée et ouverte à l’écoute : il n’a pourtant changé la liste proposée qu’à la marge, et tardivement après avoir constaté ses premiers échecs. Il n’a en aucune manière fait de propositions d’un véritable remaniement de son équipe.
La convocation de l’élection et ses modalités n’ont par contre été en aucune manière concertées avec quiconque. Elles donnent de fait deux possibilités de gagner à l’équipe présidentielle. Celle de l’emporter en cas de succès du candidat que la liste Perspectives présentera à cette élection. Celle du maintien du président actuel en cas d’échec. Voici donc l’idée de la continuité de l’institution dans la vision de l’équipe présidentielle.
Pendant la campagne électorale et depuis lors, notre collectif a cherché à faire prévaloir des idées, et non les ambitions personnelles de tel ou tel. Elle s’est engagée sur un contenu programmatique, à partir du refus de la LRU, de ses dérives libérales, des menaces qu’elle représente pour l’université, pour le recrutement et l’évolution de carrière des personnels BIATOS et enseignants, pour la continuité d’un service public de l’enseignement supérieur. Elle défend une conception réellement ouverte, pluraliste et transparente de la gestion de l’université, avec des comptes rendus fréquents des mandats et une discussion élargie avant toute décision importante pour l’avenir de l’Université.
La liste PAU continuera à se positionner sur cet engagement et examinera les candidatures à la présidence de l’Université à la lumière de cet engagement et avec le souci de rompre avec les pratiques peu démocratiques de gestion de l’Université.
La liste Pour une autre Université
Bye, bye…
21 juin 2008“… j’ai décidé de convoquer le Conseil d’administration pour l’élection d’un nouveau président. Je ne serai pas candidat à ma succession et je renoncerai à mes fonctions, dès que le nouveau président sera élu.”
C. Journès (20 juin 08 )>lien direct pour lire le communiqué
Communiqué du collectif (19 juin 08)
19 juin 2008Le tribunal a rendu son verdict dans le procès des deux syndicalistes étudiants accusés de violences à l’encontre de policiers lors d’une charge contre un piquet de grève, le 6 décembre 2007, pendant la lutte (toujours d’actualité) contre la LRU. Ces deux étudiants avaient été qualifiés dans le communiqué de la présidence de “personnes extérieures à Lyon2″. Ils ont tous les deux été relaxés des charges qui pesaient contre eux et, fait rare, les policiers ont été déboutés de leur demande de constitution de partie civile. Le juge s’est fondé presque exclusivement sur les vidéos de la scène pour rendre son verdict, estimant que les étudiants s’étaient contentés d’opposer une ” force d’inertie ” et ne s’étaient à aucun moment montrés violents envers les policiers.
Dès le mois de décembre, le collectif des personnels mobilisés et le Snesup ont fortement soutenu les étudiants inculpés : soutien moral, juridique (recherche d’avocat) et physique (manifestations et présence des personnels auprès des étudiants lors des séances au tribunal). À la différence des autres listes, nullement impliquées dans cette action, les candidats et les élus de la liste PAU ont activement poursuivi ce soutien, entre autres financièrement (fonds réunis qui seront versés aux étudiants pour leur permettre de payer leur avocat), dans une perspective de solidarité et de défense de la démocratie et des droits syndicaux. Le collectif des personnels mobilisés, le Snesup et les élus PAU se réjouissent du verdict rendu et entendent le faire connaître. En effet, au moment où certains dans les organes officiels de l’université parlent de pression sur les étudiants, il est bon que la véritable pression, c’est-à-dire la répression policière, bien réelle, soit reconnue comme telle.
La Liste Pau et le Collectif des personnels mobilisés
Communiqué des élus de la liste PAU (11 juin 2008)
11 juin 2008Le vendredi 6 juin, pour la troisième fois en un mois, le Président de notre université, Claude Journès, a échoué dans sa tentative de constituer une majorité de gestion au sein du Conseil d’Administration de notre université. Pour la troisième fois, seules dix voix sur vingt-deux se sont prononcées en faveur des propositions présidentielles, pourtant qualifiées par le principal intéressé – Claude Journès – d’ « équilibrées » et de « consensuelles ». Derrière la question aux apparences anodines de l’adoption d’une liste de personnalités extérieures habilitées à siéger au Conseil se dessine une autre, autrement plus importante, de la construction d’une majorité politique pour les années à venir, alors que les récentes élections universitaires n’ont pas – c’est le moins que l’on puisse dire – répondu aux attentes de l’équipe présidentielle en place de ce point de vue. Constatant sa position actuellement minoritaire parmi les élus du Conseil, la Présidence espère retrouver une majorité que les urnes ne lui ont pas fournie, par le biais d’une liste de personnalités extérieures dont certaines, ne comprenant pas nécessairement les enjeux internes, seront sans doute tentées par le « légitimisme » envers l’équipe en place.
Depuis les élections, qui ont souligné le caractère minoritaire de l’actuelle présidence, les élus de la liste PAU n’ont cessé de défendre l’idée selon laquelle le seul moyen pour la présidence de sortir de l’impasse politique dans laquelle elle s’est elle-même enfermée, et pour nous tous de revenir à un fonctionnement normal de l’institution, est la démission de Claude Journès, suivie d’une élection présidentielle, à laquelle la liste Perspectives, comme toutes les autres, pourrait proposer une candidature. Depuis les élections, le Président ne cesse de répéter qu’il n’est pas tenu par la loi de démissionner et que par conséquent il reste en place, malgré le blocage que cela entraîne. Nous lui avons répondu que la question n’est plus d’ordre juridique mais plutôt politique pour éviter ainsi la mise sous tutelle de notre université. Pour cela, il faut prendre la seule décision politique qui débloquerait la situation, à savoir créer les conditions d’une nouvelle élection présidentielle. Dans une telle situation, les élus de la liste PAU sont prêts à prendre leurs responsabilités et à rechercher une issue à la crise actuelle : ainsi nous sommes prêts soutenir un(e) candidat (e) indépendant (e) à condition que cette candidature se situe non seulement sans ambiguïté en rupture avec les méthodes de gestion de l’équipe actuelle mais aussi en opposition résolue à la dérive néo-libérale actuelle en matière d’enseignement supérieur et de recherche
Les élus de la liste PAU tiendront une conférence de presse sur ces questions, avec les élus de la liste RED, le lundi 30 Juin.
Les élus des listes PAU au Conseil d’Administration
Luttes universitaires - Un article de Keith Dixon
28 mai 2008
pour lire l’intégralité de l’article en pdf : Dixon - Luttes universitaires
A paraître dans le prochain numéro de la revue Savoir/Agir, publiée aux Editions du Croquant*
Tous les arguments sont apparemment bons pour se persuader du bien-fondé de la loi dite LRU (Loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités), votée en catimini l’été dernier pendant les vacances universitaires et actuellement en voie d’application. Ainsi, le jeune député UMP Benoist Apparu, chargé par la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale de faire un rapport d’étape sur l’application de la loi, analysant les premiers résultats des élections universitaires veut y voir : « [L’]émergence de majorités de projet au détriment de majorités syndicales . »
Libération, dans son édition du 5 mai 2008, titre : « La réforme des universités se met en place malgré les résistances » et consacre l’essentiel de son article aux partisans de la nouvelle loi dans les universités, à commencer par la première de la classe, l’université Pierre et Marie Curie, dont le président, Jean Charles Pomerol, s’active à mettre son établissement en ordre de bataille pour affronter la concurrence internationale (création d’une fondation partenariale, recrutement d’un fundraiser (en anglais dans le texte), projet d’achat de l’immobilier universitaire).
Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur, ne perd pas une occasion de souligner la réussite de son projet de transformation des universités françaises et de se féliciter de l’adhésion des gestionnaires universitaires aux nouveaux contours de leur monde professionnel (autonomie de gestion accrue, renforcement du rôle des présidents, arrêt de la création de postes de titulaires et une plus grande « flexibilité » dans l’embauche de contractuels pour les personnels administratifs et enseignants, encouragement aux financements privés). Dans sa contribution aux débats de la commission dirigée par B. Apparu, madame Pécresse fait remarquer que de nombreuses universités sont allées au-delà des dispositions de la loi. Ainsi, par exemple, les nouveaux conseils d’administration : « […] comprennent, dans la grande majorité des cas, au moins deux chefs d’entreprise là où la loi en impose un . »
Enfin, Michel Lussault, président de l’université de Tours et porte-parole de la Conférence des présidents d’université (CPU) se réjouit, dans Le Monde du 12 mai 2008, que le vote dans les universités : « n’ait pas porté d’équipe “anti-LRU” » à la tête des universités. » (…)
pour lire l’intégralité de l’article en pdf : Dixon - Luttes universitaires
La marche de tous les savoirs… (27 mai, Paris)
21 mai 2008Appel national (SLR, SLU, SNCS, SNESUP, SNTRS-CGT)
Pour justifier les choix idéologiques qu’il impose à la recherche et à l’enseignement supérieur, au mépris des réformes proposées depuis plusieurs années par de très nombreux scientifiques, le gouvernement laisse penser que nos résultats seraient mauvais. A l’appui, il utilise diverses échelles de mesure comme le fameux classement de l’université de Shanghaï, alors même que le vice-président de cette université reconnaît que le classement « ne rend pas justice aux universités françaises ou allemandes car elles ont un système qui diffère complètement ». D’autres indicateurs, comme le nombre d’articles publiés par euro dépensé en R&D, placent la France loin devant les USA ou le Japon, mais sont délibérément oubliés. Le gouvernement peut ainsi justifier le remplacement des dynamiques de collaboration et d’engagement de long terme (qui sont fondamentalement nécessaires à la production de connaissances) par des mécanismes de concurrence privilégiant le court-terme et le pilotage gouvernemental : remplacement des crédits de base des laboratoires par des crédits sur projets courts, augmentation du nombre de jeunes chercheurs sur CDD sans création d’emplois stables (sans qu’aucune étude scientifique n’ait jamais démontré que la précarité jusqu’à 40 ans améliore la productivité des chercheurs), politique de primes au lieu des augmentations salariales (un chercheur débute à 1 700 euros nets par mois), probable augmentation en moyenne du service d’enseignement des enseignants-chercheurs, découpe des organismes de recherche en Instituts, etc…
Message du collectif PAU (20/05/08)
20 mai 2008Chers collègues,
A la suite des élections pour le renouvellement des conseils, les listes Pour une Autre Université ont obtenu 3 sièges au Conseil d’administration, 4 sièges au CEVU et 3 sièges au CS. Rapportées à l’ensemble des suffrages exprimés au Conseil d’administration dans les trois collèges enseignants et Biatos, les listes PAU obtiennent un tiers des voix.
Nous souhaitons à cette occasion remercier tous les électeurs qui nous ont fait confiance.
Notre blog continue à être actif et vous pourrez y trouver nos analyses et nos positions sur la vie de notre université.
Le Conseil d’administration doit approuver la liste des personnalités extérieures. Il ne s’agit pas seulement de nommer des personnalités qui vont participer aux décisions futures. Il s’agit également de nommer des personnes qui vont voter pour la reconduction du Président et de son équipe. Or au vu de la composition actuelle du Conseil d’administration, l’équipe présidentielle ne compte pas de majorité. Le vote de vendredi dernier, au cours duquel la proposition soumise par le Président a été rejetée (avec 12 voix contre et 10 pour), l’a rappelé. Cette étape de mise en place des conseils est décisive car s’y joue la possibilité pour les élus de la communauté universitaire de continuer à jouer un rôle ou bien de se voir substituer l’appui décisif de personnalités extérieures d’avance acquises à l’équipe présidentielle actuelle et venant lui donner une majorité artificielle.
Avant le vote du CA, nos élus ont rencontré le Président, rappelé nos engagements de campagne et fait des propositions de personnalités extérieures. Le Président n’a retenu aucune de nos propositions, ce qui n’aurait pas suffit à emporter le vote des élus PAU, mais reste symptomatique d’une absence d’écoute démocratique.
Conformément à nos prises de positions pendant la campagne, nos élus se sont prononcés contre la liste proposée par la Présidence, dans la mesure où il s’agit d’un déni de démocratie. Les résultats des élections, qu’il s’agisse des étudiants ou des personnels, ont montré une volonté de changement qui doit être entendue.
Un nouveau CA est convoqué pour vendredi prochain : nous vous proposons de venir discuter avec nous de la situation actuelle le jeudi 22 mai, de 12h30 à 14h, dans la salle BR28 (campus des Quais, 18 quai Claude Bernard, rez de chaussée).
Compte-rendu de la rencontre PAU avec C. Journès
12 mai 2008Une délégation des listes PAU a rencontré le Président Claude Journès, à sa demande, le vendredi 17 avril, pour discuter de la composition de la liste des personnalités extérieures qui sera proposée par le Président à la première séance du nouveau Conseil d’Administration qui aura lieu le 15 mai.
Après avoir écouté un bref exposé de la situation donné par Claude Journès notre délégation a fait part de son analyse des élections universitaires et de leurs conséquences. Elle a d’abord fait remarquer que contrairement aux promesses gouvernementales, le nouveau mode de scrutin, loin d’améliorer la « gouvernance » universitaire, introduit une forte dose d’instabilité dans beaucoup d’universités, dont la nôtre, tout en réduisant fortement la représentation de certaines catégories (BIATOSS et étudiants). Ce scrutin confirme nos craintes concernant l’avenir de la démocratie universitaire et nous conforte dans l’idée que nous devons poursuivre notre combat contre la loi LRU. La délégation a rappelé qu’avec seulement six sièges sur vingt-deux (les six sièges obtenus par les listes Perspectives) le Président ne disposait pas d’une majorité au sein du nouveau Conseil, loin de là.
A notre avis deux possibilités s’ouvraient alors à l’équipe présidentielle. Soit la démission, avec la possibilité pour le Président de se présenter comme candidat à sa propre succession devant le nouveau Conseil (comme cela a été le cas à l’Université de Savoie) : dans ce cas, selon la nouvelle législation, seuls les membres élus du Conseil voteraient. Soit le maintien de l’équipe actuelle et la demande du Président d’être confirmé par le Conseil d’Administration : dans ce cas, le Conseil entier – y compris les personnalités extérieures proposées par le Président – devait trancher.
Nous avons indiqué notre nette préférence pour la première solution, qui permettait aux seuls élus de la communauté universitaire de décider d’une question aussi importante que celle de la présidence et de l’orientation qui doit être celle de l’Université à l’issue de ces élections, et qui évitait de donner une voix prépondérante, dans un Conseil où aucune nouvelle majorité se dessine clairement, aux nouveaux membres nommés. Nous avons clairement exprimé notre refus de voir notre Université dirigée à l’avenir par un Président minoritaire appuyé par des personnalités extérieures qu’il aurait lui-même choisies.
Le Président a écarté l’éventualité de sa propre démission et nous a informé de la composition de la liste des personnalités extérieures qu’il proposerait au Conseil d’Administration.

Publié par alteruniversite